Y a-t-il plus jubilatoire pour un Parisien que la version estivale de ses bistrots préférés reconvertis en filles de l’air? Sortez les lunettes et la crème solaire! Voici une trentaine de nouveautés pour savourer à pleines dents la belle saison.

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DÉCOUVREZ

La plus perchée: MONCŒUR BELLEVILLE

La terrasse. Repris depuis quelques mois par une nouvelle équipe, l’ancien Ô Paris bénéficie de l’une des plus charmantes terrasses de Paris. Soit 80 places sur du mobilier de jardin multicolore, déployées sur une placette pavée, arborée et ensoleillée, au calme, avec vue sur le parc de Belleville et les toits parisiens jusqu’à la tour Eiffel. Un vrai parfum de vacances.

L’assiette. Enfin un chef à la hauteur du lieu! Le jeune Étienne Daviau (ex-Bristol et Senderens), secondé par une brigade de choc, revisite la bistrote de touches créatives malines: poireaux vinaigrette (grillés) et œuf mimosa; sole au sautoir, pommes de terre, petits pois et ail des ours, semblant de tarte au citron meringuée (spéculoos, crème citron et meringue au chalumeau). Service débordé mais de bonne volonté.

Plein soleil. Les prix doux, l’happy hour en semaine, le brunch du dimanche, les concerts occasionnels.

Zone d’ombre. Les couteaux sablonneux, l’impossibilité de réserver en terrasse.

Moncœur Belleville. 1, rue des Envierges (XXe). Tél.: 01 43 66 38 54. Tlj. Formule: 15,50 € et 18,50 € (déj.). Carte: env. 20-35 €.

La plus «Marennes-Odéon»: HUGUETTE

Huguette (VIe).

La terrasse. Malgré un petit effet carton-pâte, l’espace ne manque pas d’amplitude à croiser la dégaine des cabanons atlantiques à la délure des brasseries parisiennes. Ce n’est pas Arcachon, ce n’est pas le cap Ferret mais les mange-debout, le bois blond et le petit verre de blanc illusionnent gentiment. On a les rivages qu’on peut, mais dans le genre petite mer urbaine, le sac et ressac des passants de la rive gauche n’est pas mal non plus.

L’assiette. Terrasse commune pour deux tables en une! La première bricole petits plats iodophiles (cabillaud plancha, céviche) et bistrote marine (baguette sardines, beurre aux algues, moules frites) avec plus ou moins de fébrilité, la seconde (misez dessus!) assure un bon credo coquillages et crustacés, notamment les huîtres des aristos lamellibranchés (Cadoret, Dupuch, Guernier, Gillardeau, David Hervé…).

Plein soleil. Le bagout de l’équipe.

Zone d’ombre. Les fritures, à revoir.

Huguette. 81, rue de Seine (VIe). Tél.: 01 43 25 00 28. Tlj. Carte: env. 30 – 50 €.

La plus «show of»: MATSUHISA

La terrasse. Le très chef star Nobu signe son retour à Paris dans le giron du Royal Monceau et trouve à s’échapper d’un décor intérieur un peu trop post-bling en investissant une cour jardin où la trentaine de tables se tiennent à distance dans les charmes de parenthèse.

L’assiette. Cette désormais fameuse cuisine fusionnant l’Asie et l’Amérique latine (sashimi de thon albacore et piment jalapenos, morue noire sauce miso) prolongée ici d’un mix franco-nippon (huîtres croustillantes caviar-wasabi-aïoli). Des saveurs very fashion, brillantes et superficielles à la fois, parfaites à flamber si le soleil manquait!

Plein soleil. L’esprit patio de palace, les fleurs qui accompagnent.

Zone d’ombre. L’addition qui grimpe trop vite, une partie du public qui parle trop fort.

Matsuhisa, à l’Hôtel Royal Monceau. 37, avenue Hoche (VIIIe). Tél.: 01 42 99 98 80. Tlj. Carte: env. 50-80 €.

La plus «waouh»: LE CAFÉ DE L’HOMME

Le Café de L'Homme (XVIe).

La terrasse. L’une des plus époustouflantes de Paris (300 places et une aile droite abritée sous les frondaisons) avec, à ses pieds, les jardins du Champ-de-Mars, la Seine, la tour Eiffel… Bref, l’un des plus beaux panoramas de la capitale. Et, pour l’habiller, un mobilier de jardin tout neuf puisque l’adresse étrenne sa première saison, après plusieurs années de fermeture.

L’assiette. Jolis intitulés sur le papier, nettement moins fringants sous la dent. Cœur de cabillaud, légumes de printemps salsa verde (28 €): atone. Dos de saumon Label Rouge, haricots verts, sauce vierge épicée (26 €): racorni… Le plan B hors déjeuner ou dîner  la carte brasserie, simplifiée, entre 15 h 30 et 18 h 30 (salades, croques…).

Plein soleil. La vue évidemment, le voiturier.

Zone d’ombre. Des prix frappés au coin du non-sens.

Le Café de L’Homme. 17, place du Trocadéro (XVIe). Tél.: 01 44 05 30 15. Tlj. Terrasse selon la météo. Carte: env. 80 €.

La plus néo-nostalgique: LE MOULIN DE LA GALETTE

Le Moulin de la Galette (XVIIIe).

La terrasse. Faut-il encore présenter cette carte postale de Montmartre, héritière des bals guinguettes, longtemps magique, devenue pathétique et, au hasard d’une reprise cet automne, en passe de retrouver un peu de sa niaque entre terrasse croquignolette (à l’entrée) et jardin clos (dans le dos du restau)?

L’assiette. Après plusieurs saisons passées à servir des plats ratés pour idiots du voyage et des recettes pédantes qui ne lui allaient fatalement pas, la nouvelle équipe calme le jeu à disposer canaille de plein air (misez sur le pâté en croûte) et bon train de viandes grillées.

Plein soleil. Un ciel rien qu’à soi, l’entrain du service.

Zone d’ombre. Vacherie du tourisme, les petites foules du week-end.

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