Champigny, Les riverains qui doivent continuer à vivre normalement le long du tracé de la future ligne 15 sud du Grand Paris Express pourront bénéficier d’aménagements techniques voire de compensations financières. (LP/Laure Parny.)

La Société du Grand Paris (SGP) cherche donc des solutions innovantes pour « compenser » auprès des habitants les désagréments du chantier. Ce mardi se tenait à Champigny la première réunion du groupe de travail « chantier » du comité stratégique. Autant de représentants de toutes les villes traversées par la ligne 15 sud (Pont-de-Sèvres-Noisy-Champs) qui doivent plancher sur les meilleures solutions. « Nous avons prévu des mesures financières d’accompagnement pour les zones les plus sensibles, nous devons réduire les nuisances jusqu’à l’acceptable », promet Christian Garcia, directeur des relations territoriales à la SGP. Des dizaines de millions d’euros devraient être mobilisées, à l’image de ce qui est en cours le long du prolongement au nord de la ligne 14, avec murs antibruit et pose de fenêtres à double vitrage.

Diminuer le bruit subi autour du chantier. Construire un nouveau métro en milieu urbain dense implique de réaliser des ouvrages au pied d’immeubles existants. Sont donc envisagées la construction de murs antibruit ou la pose de double vitrage. « Il ne faudra pas qu’on nous réponde qu’en banlieue les constructions sont moins denses et nécessitent moins de mesures, prévient Dominique Adenot, maire PCF de Champigny et dirigeant du groupe de travail. On sent une bonne volonté de la Société du Grand Paris. »

Gérer au mieux les allers-retours des camions. Des mesures sont déjà prises pour que les camions de déblais rejoignent les grands axes sans traverser les quartiers. Une voie d’évacuation est par exemple prévue dans la traversée du golf de Villiers jusqu’à l’A4.

Améliorer la circulation. Les départements du Val-de-Marne et des Hauts-de-Seine planchent sur un logiciel spécialisé qui permet de coordonner les travaux et routes coupées des différents chantiers pour mieux gérer la circulation de tous. Côté piétons, des associations pourraient être subventionnées pour accompagner les plus vulnérables, par exemple pour faire leurs courses.

Apporter des aides financières. Les compensations peuvent aussi être financières. Certains élus espèrent des baisses de loyers négociées avec les bailleurs. Des mesures plus techniques pourraient compléter, comme laver régulièrement les vitres des gens proches du chantier, ou encore leur payer le ravalement à la fin des travaux.

Faire découvrir le chantier au plus grand nombre. « Nous devons être très précis auprès de nos administrés, ils veulent savoir et dès qu’ils connaissent bien les enjeux ils acceptent mieux les nuisances », a insisté Bernard Gauducheau, maire UDI de Vanves (Hauts-de-Seine) et président du comité stratégique. De nombreux élus défendent l’organisation de visites de chantiers ou d’événements culturels autour des palissades. « L’accent doit être mis sur les scolaires, qui savent convaincre les adultes », ont conclu les élus, découvrant aussi que des minibus d’informations devraient se rendre sur les marchés.

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